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Notre cœur de métier
Désenfumage mécanique
Extraire les fumées et apporter de l'air neuf pour que les occupants évacuent et que les secours interviennent. Nous l'étudions, le réalisons, le mesurons et le remettons en conformité, quel que soit le cadre réglementaire.
Pourquoi désenfumer
Les fumées sont le premier danger d'un incendie
Dans un incendie, la plupart des victimes le sont par les fumées et les gaz toxiques, bien avant les flammes. Les fumées chaudes montent, s'accumulent sous le plafond puis descendent : en quelques minutes, une circulation peut devenir impraticable.
Rendre l'évacuation possible
Maintenir praticables les cheminements d'évacuation, en gardant une hauteur libre de fumée ou en empêchant la fumée d'entrer dans les escaliers et les sas.
Limiter la propagation
Évacuer la chaleur et les gaz de combustion pour retarder l'embrasement généralisé et la propagation aux volumes voisins.
Faciliter l'intervention des secours
Améliorer la visibilité et les conditions d'accès des sapeurs-pompiers jusqu'au foyer.
Deux principes
Le balayage : de l'air neuf est apporté en partie basse et les fumées sont extraites en partie haute, mécaniquement par des ventilateurs ou naturellement. C'est le principe des circulations, des locaux, des halls et des parkings.
La différence de pression : un volume à protéger, escalier ou sas, est mis en surpression par rapport au volume sinistré, pour que la fumée ne puisse pas y pénétrer. C'est le principe des escaliers protégés et des IGH, avec une hiérarchie des pressions à respecter : escalier, puis sas, puis circulation.
Ce que dit la réglementation
Des obligations propres à chaque type de bâtiment
L'obligation de désenfumer, les volumes concernés, les débits et les principes admis dépendent du classement du bâtiment. Un même ventilateur ne répond pas aux mêmes exigences dans un ERP, une tour ou un parking.
Le maître d'ouvrage doit concevoir une installation conforme ; l'exploitant ou l'employeur doit la maintenir en état et la faire vérifier périodiquement, avec un registre de sécurité tenu à jour. Une installation défaillante engage leur responsabilité et peut entraîner un avis défavorable de la commission de sécurité.
Le matériel lui-même est normalisé : ventilateurs de désenfumage (NF EN 12101-3), conduits (NF EN 12101-7), volets (NF EN 12101-8), dispositifs actionnés de sécurité (NF S 61-937). L'alimentation électrique est réalisée en câbles résistants au feu, avec un coffret de relayage par ventilateur.
- ERPArrêté du 25 juin 1980 (articles DF), instruction technique IT 246
- IGHArrêté du 30 décembre 2011
- Lieux de travailCode du travail, art. R.4216-13 et suivants, arrêté du 5 août 1992 renvoyant à l'IT 246
- HabitationArrêté du 31 janvier 1986
- Parcs de stationnementArrêté du 9 mai 2006 pour les parcs relevant des ERP
- Bâtiments industrielsCode du travail et, le cas échéant, prescriptions propres aux installations classées
- MesuresNF EN 16211 (mesure des débits sur site), NF EN 12599 (essais à la réception)
Dimensionnement
Le bon débit, au bon endroit
Le débit à extraire se déduit du texte applicable et de la géométrie : surface et hauteur du volume, nombre de bouches, longueur des circulations. À titre d'exemple, pour un local relevant du Code du travail, la référence couramment retenue est de 1 m³/s pour 100 m² de surface.
Ce débit doit être obtenu en zone, aux bouches, et non seulement au ventilateur. Entre les deux, le réseau perd une partie du débit par ses fuites : nous retenons en dimensionnement un taux de fuite de l'ordre de 20 % entre le ventilateur et la zone, puis nous le vérifions par la mesure.
L'air neuf doit suivre : sans amenée d'air suffisante, le volume passe en forte dépression, le débit extrait chute et les portes deviennent difficiles, voire impossibles, à ouvrir. Nous contrôlons le rapport entre soufflage et extraction, que nous cherchons entre 0,45 et 0,75 pour garder le volume en légère dépression, et la vitesse aux bouches de soufflage, limitée à 5 m/s.
En IGH et pour les escaliers en surpression, nous vérifions la hiérarchie des pressions et les vitesses au droit des portes ouvertes, avec la valeur et le sens de l'air jugés séparément.
Les risques
Les incidences d'un mauvais dimensionnement
Une installation mal dimensionnée ou mal équilibrée peut fonctionner aux essais et échouer le jour d'un sinistre. Voici ce que nous rencontrons le plus souvent.
Débit d'extraction insuffisant
La couche de fumée descend, la circulation s'enfume et devient impraticable avant la fin de l'évacuation.
Amenée d'air absente ou trop faible
Dépression excessive, débit extrait en baisse, portes impossibles à ouvrir, en particulier pour une personne à mobilité réduite.
Surpression excessive
Effort d'ouverture des portes trop élevé, portes d'escalier bloquées, sifflements et inconfort.
Vitesse insuffisante aux portes
La fumée pénètre dans le sas ou l'escalier qui devait rester protégé.
Réseau fuyard ou modifié
Le ventilateur souffle ou aspire ailleurs : le débit en bouche est très inférieur au débit au ventilateur.
Déséquilibre entre niveaux ou zones
Un niveau prend le débit au détriment des autres ; dans un parking, des zones restent non balayées.
Conséquences : réserves du bureau de contrôle, avis défavorable de la commission de sécurité, responsabilité de l'exploitant engagée, travaux correctifs coûteux.
Mesures et analyses
Ce que nous mesurons, et comment nous le restituons
Chaque bouche est mesurée par balayage (méthode NF EN 16211, cinq points minimum), le débit est calculé à partir de la section libre réelle, puis comparé au débit de référence.
| Bouche | Vitesse moyenne (m/s) | Débit mesuré | Débit de référence | Écart |
|---|---|---|---|---|
| 1, entrée | 3,99 | 4 196 | 4 375 | −4 % |
| 2, côté self | 3,73 | 3 918 | 4 375 | −10 % |
| 3, côté caisse | 3,46 | 3 654 | 4 375 | −16 % |
| 4, milieu fenêtre | 3,58 | 3 758 | 4 375 | −14 % |
| 5, milieu | 3,94 | 4 134 | 4 375 | −6 % |
| 6, séparation milieu | 3,43 | 3 598 | 4 375 | −18 % |
| 7, face bâtiment 1 | 2,69 | 2 824 | 4 375 | −35 % |
| 8, face bâtiment 2 | 3,43 | 3 599 | 4 375 | −18 % |
| Total zone | moy. 3,53 | 29 682 | 35 000 | −15 % |
Synoptiques et schémas : exemples types à valeurs indicatives.
Études de faisabilité de bridage
Équilibrer une installation sans la dégrader
Une installation surdimensionnée ou déséquilibrée pose autant de problèmes qu'une installation trop faible : vitesses excessives au soufflage, rapports soufflage / extraction hors plage, surpressions, niveaux qui se volent le débit.
Le bridage consiste à réduire et répartir les débits, par des plaques ou des registres dimensionnés, pour atteindre les débits réglementaires partout. Mal fait, il produit l'inverse : nous rencontrons souvent des plaques trop fermées, qui expliquent à elles seules les réserves d'un bureau de contrôle.
Notre étude part de la mesure de l'installation débridée, au niveau le plus défavorisé, pour connaître sa capacité réelle. Nous définissons ensuite les réglages niveau par niveau, avec une mesure après chaque réglage, et nous chiffrons les solutions.
Rapport type
Extraits d'un rapport d'audit réel
Site, adresse, donneur d'ordre et personnes masqués. Cliquez sur une page pour la lire.
Photos d'installations
Nos prestations en désenfumage mécanique
De l'étude à la maintenance
- Audit technique, réglementaire et de conception
- Mesures de débit, de pression et de vitesse, procès-verbaux
- Diagnostic et levée des réserves de bureau de contrôle
- Études de faisabilité de bridage et équilibrage
- Inspection vidéographique des conduits (prestation dédiée)
- Études, assistance à la conception, études d'exécution
- Travaux neufs et réhabilitation, mise en service, DOE
- Maintenance et dépannage : ventilateurs, transmissions, coffrets, volets
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